


Le Château, dont subsistent l'édifice massif du portail d'entrée, avec sa porte cochère, sa poterne piétonne et les restes d’un ancien pont-levis, fut édifié aux XVIe et XVIle siècles.
Le très ancien domaine de ‘Foliosa’ appartient à la châtellenie de Rueil sous le règne de Dagobert Ier (628-638). Donné par le roi Charles le Chauve à l'abbaye de Saint-Denis en 864, il connait d'incessants va-et-vient entre seigneurs ecclésiastiques et seigneurs laïques, parmi lesquels Radulf de Puteaux au milieu du XIIIe siècle. La construction massive du portail d'entrée, avec sa porte cochère, sa poterne piétonne et ses traces d'un ancien pont-levis, semble remonter à un château édifié au tournant des XVIe et XVIIe siècles. Des fossés défensifs sont encore attestés au XVIIIe siècle. Le domaine est divisé en de nombreux lots pour cultivateurs à partir de 1844. De nouveau réunies entre 1859 et 1867, les terres se constituent, sous l'égide de Napoléon III, autour d'une ferme modèle ' avant-garde du progrès mécanique en matière agricole. Le château et la ferme sont dévastés par les combats de 1870 et 1871. Remis en état, les bâtiments subsistants abritent en 1872 une colonie pénitentiaire de garçons, créée par M. Bochet, transformée en 1887 en une colonie pénitentiaire de jeunes filles tenue par l'administration.
L’histoire récente du site débute en 1898, lorsque la famille Edmond Blanc, qui a lancé avec succès Monte Carlo (Hôtel de Paris, Opéra, Casino), à Deauville l’Hôtel Normandy, acquiert et aménage le domaine de Fouilleuse, situé au carrefour des communes de Rueil-Malmaison, Saint-Cloud, Suresnes et Garches. Elle fit édifié par le même architecte Léon Berthault (qui insufflera un très élégant style anglo-normand à l'ensemble de ces bâtiments, il construira ultérieurement le très luxueux hôtel Normandy de Deauville), une demeure de prestige dans le style Anglo-normand associée à un champ de course et à ses écuries.
En 1901 l’hippodrome ouvre ses portes au public et fermera en juillet 1914. Pendant la guerre, il n'y a plus de courses hippiques. Le champ de courses est réquisitionné pour héberger un hôpital militaire tenu par les canadiens. Ils y soigneront militaires et civils français pendant toute la durée de la guerre. L'artère qui mène à l'hippodrome porte actuellement le nom de “rue du camp canadien” pour commémorer la participation des canadiens, à l'effort de guerre.
En 1952, le domaine est racheté par Marcel Boussac, un industriel de la confection, qui obtient en 1974 l’autorisation de réaliser un important programme immobilier en lieu de l’hippodrome.
Devant la mobilisation des élus et des habitants, Valery Giscard d’Estaing, annule les autorisations et fait racheter le site par la société sportive d’aménagements des chevaux de races devenue par la suite France Galop. La demeure et les écuries restent alors à l’abandon.
En 1981 elles sont aménagées en Club de Loisirs, Le Paris Country Club est né.
En 1991, un accord entre la société France Galop, et le Paris Country Club, est conclu pour permettre la construction d’un parcours de golf et d’un practice au cœur du champ de course.
En 2011 débute la construction d’un hôtel 4*, de la gamme “Renaissance” de Marriott, qui termine l’aménagement de ce site comptant 85 hectares de verdures aux portes de Paris.